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Pour faire face au suicide, troisième cause de mortalité chez les agriculteurs, 

la MSA met en place pour ses adhérents,
à partir du 13 octobre, un service téléphonique, Agri’écoute.

Ce service, accessible 24h/24 et 7j/7, permet de dialoguer anonymement avec des bénévoles formés aux situations de souffrance ou de détresse.
Le service est joignable au 09.69.39.29.19, au prix d’un appel local (gratuit depuis une « box »).
La MSA fait appel aux associations partenaires SOS Amitiés et SOS Suicide Phénix, ainsi qu’à l’Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (INPES) pour
assurer la gestion de la plateforme technique.

57 postes téléphoniques sont reliés au numéro d’appel.
Pour en savoir plus cliquez  Lancement_ligneAgriecoute_CP_MSA_inpes
Consultez le site MSA Auvergne

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Suicide
Les agriculteurs premiers concernés (rapport) L'Observatoire national du suicide du ministère de la Santé a publié le 2 décembre 2014 un état des lieux sur le suicide en France. Les agriculteurs sont toujours la catégorie socioprofessionnelle la plus menacée. En France, en 2011, 11.000 décès sont des suicides et les urgences des hôpitaux ont accueilli 200.000 personnes après une tentative de suicide. Tels sont les chiffres publiés le 2 décembre dans le premier rapport de l'Observatoire national du suicide. Un décès sur 50 est un suicide. Pourtant, la France bénéficie d'une espérance de vie élevée mais son taux de suicide (18 pour 100.000 habitants) est parmi les plus hauts en Europe (12 pour 100.000 habitants). 
La France métropolitaine se situe juste après la Finlande, la Belgique et les pays de l'Est. En France, il y a, pour 100.000 habitants, respectivement 27,7 décès par suicide pour les hommes et 8,1 décès chez les femmes. Seul bémol : les taux de décès par suicide ont diminué de 25 % entre 1990 et 2010.Enfin, il existe de fortes inégalités régionales avec des taux de décès par suicide élevés en Bretagne, en Basse-Normandie, dans le Nord-Pas-de-Calais et en Champagne-Ardenne. Le Midi-Pyrénées, le Rhône-Alpes et l'Alsace enregistrent au contraire les plus bas taux de décès par suicide.
Les éleveurs de bovins surreprésentés Dans ce contexte, les agriculteurs français ont un risque de décéder par suicide trois fois plus élevé que les cadres. Viennent ensuite les ouvriers, dont le risque face à un cadre est multiplié par 2,57 et les artisans et chefs d'entreprise (risque multiplié par 1,85). Les disparités de taux de suicide selon la catégorie socio-professionnelle (CSP) sont un peu moins marquées pour les femmes (deux fois plus de suicide chez les agricultrices que chez les femmes cadres). En 2011, les modes de suicide les plus fréquents, toutes CSP confondues, sont les pendaisons (53 %), les prises de médicaments et autres substances (14 %), les armes à feu (14 %) et les sauts d'un lieu élevé (7 %). Du côté des agriculteurs, une étude de l'Institut national de veille sanitaire (INVS) publiée en 2013 analysait les suicides sur trois années : il y a eu, entre 2007 et 2009, 417 suicides chez les hommes et 68 chez les femmes. La pendaison concerne 61 % des cas chez les hommes et 54 % chez les femmes. Les secteurs des bovins à lait et bovins à viande sont surreprésentés. Les hommes entre 45 et 64 ans sont les plus exposés. L'enquête de l'INVS sur l'agriculture se poursuit. M.-G. Miossec  Publié le mercredi 03 décembre 2014 - 16h26