premier groupe de travail

Les agricultrices de DFAM 03 ont pris  conscience des enjeux portés et de la valeur de l’expression et de la transmission des savoirs qui circulent avec les deux ouvrages déjà produits (Je suis agricultrice aujourd’hui, Mal de Terre).
Des liens sont à faire entre les droits humains – notamment les droits culturels-  et les activités portées par  notre association.

DFAM 03 poursuit les mêmes objectifs que la démarche Paiedeia, à savoir :

-se préoccuper du sens et de la valeur des pratiques des acteurs de la société (notamment pour DFAM 03 : le monde agricole, la place des agricultrices) et de leur mise en lien (enrichissement des écosystèmes par les interconnexions multiples)

-se préoccuper de la dignité des personnes (monde agricole), en énoncer les enjeux et travailler sur ce qui les relie à la société et au sein de la société. 

Nos attentes et objectifs :

-Remettre de la dignité et du sens dans le métier de Paysan.
-Communiquer juste, reprendre la main sur la communication, -Le Paysan a été et devrait encore être au cœur et dans le cœur de la société.
-Lever les préjugés, les clichés
-Expliquer et produire des connaissances pluralistes  

La pluralité des regards sur le monde rural et agricole comme point d’appui de la prochaine publication (coopération culturelle)
Croiser les savoirs des membres du groupe DFAM03 avec d’autres savoirs, avec des mots qui viennent d’ailleurs mais qui sont nécessaires pour comprendre les cultures agricoles et le monde rural.

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Comment ?   ANNE AUBRYintervenante, chargée de mission Réseau culture 21 et IIEDH (Institut interdisciplinaire d’éthique et des droits de l’homme) doctorante en sociologie et anthropologie politique, Centre Max Weber, Université Jean Monnet de Saint-Etienne] anime la formation.

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La formation consistait à  analyser notre projet de publication « Les mots de l’agriculture » au regard des droits culturels.
Nous sommes entrées dans cette démarche pour nous  interroger sur le fond, la forme et la mise en œuvre de notre prochain projet d’écriture.
-Un premier temps de brainstorming général, remue-méninges, des idées et des mots lancés.
-Une seconde phase  de tri, d’articulations, de connexions possibles des idées.

1/On reprend  la plume pour rédiger un livre à destination des urbains, des consommateurs, voire de la société = on se met dans une posture d’écrire « pour » et « avec » les « autres »

2/ On veut expliquer les mots propres à l’agriculture =  quels  mots ?

3/ On veut s’interroger sur les principales préoccupations des consommateurs et sur les enjeux de société : l’alimentation, la santé et l’environnement = comment connaître les préoccupations des consommateurs ? Comment informer et s’informer sur les enjeux de la société ?

4/ On souhaite  partager nos valeurs et notre identité culturelle  = comment concevoir les valeurs et identités culturelles en terme de dynamiques constantes en interaction ?

5/ On veut recréer des liens de confiance entre les agriculteurs et les citadins et délivrer un message positif = trouver les connexions et vivre un monde fait de partages et d’échanges

6/ On veut porter un œil objectif et critique, analyser les différents regards portés sur l’agriculture = se former, former, informer, s’informer – développer des coopérations culturelles 

 FOCUS  La déclaration des droits culturels de Fribourg (2007) : ICI

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La publication est un vecteur d’éducation et de formation selon deux points de vue, d’une part cela demande de s’éduquer et se former soi-même et d’autre part, cela permet de participer à l’éducation et la formation d’autres personnes. 

Plus d'infos ICI