Chaque année, l'Afdi - Agriculteurs Français et Développement International- invite des délégations de professionnels africains à visiter les allées du Sommet de l’élevage à Cournon. 
Des visites d’élevages spécifiques leur sont proposées.

 

A la demande de Marie Ramillon, agricultrice à Vaumas, Marie-Joe Bokovi, bénévole à l’AFDI, nous avons rencontré, entre autres,
-Halimata SANNE-OUEDRAOGO et Fatimata, Responsables de laiterie, membres de l’UMPL/B l’Union des Producteurs de lait burkinabés (partenaires de l’AFDI 
Et Ibrahim DIALLO[1] – Président de l’UMPL/B (Union des Mini-laiteries et Producteurs de Lait au Burkina Faso)[2][3] 

 

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124871377Halimata et Fatimata transforment en moyenne 50 à 60 l de lait produit localement par jour : lait pasteurisé et yaourts, fromages uniquement sur commandes.
Le lait local donne et renforce le pouvoir économique des femmes au Burkina Faso [la vache appartient à l’homme, le lait à la femme)
Les femmes sont porteuses de la production laitière au Burkina Faso, elles se chargent de la traite, d’autres gèrent le fonctionnement quotidien des mini-laiteries. Leurs revenus serviront à l’alimentation, scolarité des enfants et soins nécessaires à la famille. 

Les mini-laiteries sont des petites unités de transformation, elles tentent difficilement de faire face aux conditions de stockage et de conservations locales.

Problèmes 
- Approvisionnement : manque de lait, de matières premières donc production insuffisante
- Coupures électricité – chaîne du froid - la pasteurisation au bain-marie actuellement demande trop de temps. 
- Moyens de transport (approvisionnement et distribution) 
- Méthode de pasteurisation (bain-marie).  


Axes de progrès :

*énergie solaire 
*améliorer les conditions de transformation, améliorer les moyens et conditions de transport en amont et aval de la laiterie 
*
animation et coaching : renforcer la production, la transformation et la qualité,  formations pour la gestion des fourrages (stocks pour la saison sèche en évitant le nomadisme des troupeaux, la décapitalisation par nécessité ou au contraire trop de vaches à production insuffisante)
*Promouvoir le lait local (marque Fairefaso),face à la concurrence du lait importé, est une priorité. Le Burkina Faso figure parmi les premiers pays importateurs de lait et de produits laitiers. Ces importations constituent une menace pour les producteurs familiaux locaux, dont le lait est la principale source de revenu. Le lait en poudre importé d’Europe coûte moins cher que le lait local.